Rendez-vous avec Véronique Villaret

Rendez-vous avec Véronique Villaret

Lors de la mise en place de l'exposition VIBRATIONS CHROMATIQUES, Véronique Villaret nous a fait le plaisir de venir à la galerie, accompagnée de ses œuvres, pour un moment suspendu, joyeux et coloré. 

Nous en avons profité pour parler de son parcours, de son rapport à la couleur, et de son envie de faire rentrer la végétation à l’intérieur. 

Nous avons aujourd'hui le plaisir de partager cet échange avec vous. 

veronique-villaret-l_algue-ambiance

1/ Vous avez un parcours riche dans le monde de l'art : comment tout à commencé pour vous ? 

J'ai toujours su que c'était ma voie. J'ai fait cinq ans aux Beaux-Arts de Nîmes, puis j'ai enseigné dans cette même école juste après l'obtention de mon diplôme. J'ai eu la chance d'être accompagnée pas des figures marquantes comme Claude Viallat, qui a beaucoup compté dans ma manière d'aborder la peinture au niveau des couleurs, et des formes, mais aussi dans la liberté de ne pas peindre sur un châssis. 

 

2/ Avec le recul, comment regardez-vous l'évolution de votre travail au fils des années? 

Ce qui est assez drôle, c'est qu'après presque 40 ans de peinture, et même une pause d'une dizaine d'années, je me rends compte que je reviens exactement aux mêmes sujets. Cette idée que la nature puisse entrer dans la maison, que la peinture puisse être décorative sans que ce soit un gros mot. Le beau est quelque chose d'important pour moi. 

 

3/ Y a t-il des motifs ou des thèmes qui reviennent instinctivement dans votre travail ? 

Oui, très clairement : les branches, la végétation. C'est mon motif référent. La nature revient toujours d'une manière ou d'une autre. 

 

4/ Vous exercez aussi d'autres métiers créatifs : est-ce que cet univers nourrit votre pratique artistique ?

Oui, forcément, parce que je ne fais pas que peindre. Je suis aussi styliste scénographe et directrice artistique. Mon travail nourrit ma peinture, et inversement d'ailleurs. Quand je travaille une scénographie, je pense en couleurs, en composition, en place dans l'espace... tout ça circule. 

 

5/ Pour votre exposition chez RART, est-ce que votre processus de création a été différent de d'habitude? 

Oui, tout à fait. Pendant longtemps, comme je vis à Paris dans un petit espace et que j'avais peu de temps, je travaillais sur des formats minuscules, parfois même sur des cartes de visite que je récupérais pour la qualité du papier. Pour cette exposition, j'ai eu envie d'agrandir le geste, de revenir à quelque chose de plus ample. Ça m'a obligée à changer d'outils, à travailler d'avantage la matière, et j'ai trouvé ça très agréable.

 

6/ Quel lien entretenez-vous avec le monde extérieur lorsque vous créez ?

Pas tant dans mes sujets, finalement. Le monde extérieur ne vient pas directement influencer ce que je peins, mais peindre le permet de m'en extraire. Ça me met dans une bulle, une forme de calme. 

 

7/ Si vos œuvres devaient laisser une sensation ou une émotion à ceux qui les découvrent, laquelle serait-elle? 

J'essaie de faire une peinture apaisante. Si ce calme que je ressens en peignant peut se transmettre à ceux qui regardent mes œuvres, alors c'est déjà beaucoup. J'aime l'idée que la peinture puisse offrir une respiration.  

  veronique-villaret-le-vase-etrusque-soleil

Ses œuvres sont à retrouver jusqu'en aout au sein de la galerie RART à Évian, ou en ligne sur notre site.

À bientôt,

RART Galerie

Date : 10/04/2026